Et si, pendant quelques jours, une icône de la Vierge Marie venait habiter notre maison ?

Dans la tradition spirituelle portée par les Rédemptoristes, la dévotion à Notre-Dame du Perpétuel Secours occupe une place toute particulière. Une belle manière de la vivre consiste à faire circuler une reproduction de l’icône de famille en famille. Elle devient ainsi une icône pèlerine, accueillie tour à tour dans les maisons comme une invitation à la prière.

Une icône confiée aux Rédemptoristes

L’histoire qui unit les Rédemptoristes à Notre-Dame du Perpétuel Secours remonte au XIXᵉ siècle.
L’icône originale, d’origine byzantine, se trouve aujourd’hui dans l’église Saint-Alphonse à Rome. En 1866, le pape Pie IX en confia la garde aux Rédemptoristes, avec une mission devenue célèbre : « Faites-la connaître dans le monde entier. »
Depuis lors, les Rédemptoristes ont largement contribué à répandre cette dévotion à travers leurs missions et leurs communautés.
Mais cette icône n’est pas seulement une représentation de Marie.
Marie y porte Jésus dans ses bras. Autour de l’Enfant apparaissent les archanges Michel et Gabriel présentant les instruments de sa Passion. Jésus se tourne vers sa mère et saisit sa main. Marie, elle, regarde celui qui se tient devant l’icône et, de sa main, nous désigne son Fils.
Tout semble nous dire : « N’ayez pas peur. Regardez vers le Christ. »

Une icône qui voyage de maison en maison

Dans certaines communautés liées à la spiritualité rédemptoriste, une reproduction de Notre-Dame du Perpétuel Secours devient une icône pèlerine. Une famille l’accueille chez elle pendant un temps déterminé, puis la transmet à une autre famille.
Une initiative récente de ce type à la basilique rédemptoriste Notre-Dame du Perpétuel Secours de Brooklyn décrit précisément cette démarche : faire sortir la prière de l’église pour la faire entrer dans les maisons, une famille après l’autre. Il ne s’agit évidemment pas de penser que l’objet possède un pouvoir particulier.
L’icône est un signe qui conduit à la prière.

Pendant quelques jours, elle peut être placée dans un endroit visible de la maison. Devant elle, chacun peut venir prier seul, mais elle peut surtout devenir l’occasion de prier ensemble en famille : confier une personne malade, remercier pour une joie, demander la paix dans une situation difficile, prier pour les enfants et les petits-enfants, ou simplement remettre au Seigneur ce que nous vivons.

Marie entre dans notre vie quotidienne

Il y a quelque chose de très simple et de très beau dans cette démarche.
Nous avons l’habitude d’aller à l’église pour prier. Avec l’icône pèlerine, c’est en quelque sorte un signe de la prière de l’Église qui vient jusqu’à notre maison.
Elle entre dans notre salon, notre salle à manger, au milieu de notre vie familiale telle qu’elle est : avec ses joies, ses inquiétudes, ses tensions, ses projets et parfois ses blessures.
Marie n’y prend jamais la place du Christ. Au contraire, comme sur l’icône, elle nous montre Jésus.
C’est précisément l’un des sens profonds de Notre-Dame du Perpétuel Secours : dans les épreuves comme dans les joies, Marie accompagne ses enfants et les conduit vers son Fils.

la passation de l’icône de Notre-Dame du Perpétuel Secours entre deux paroissiennes de Sainte-Cécile, en présence du Père Joseph, curé de notre Unité pastorale et rédemptoriste.

Cette année, l’icône chemine à Sainte-Cécile

Cette belle tradition rédemptoriste prend cette année une dimension toute particulière dans notre Unité pastorale : c’est à la paroisse Sainte-Cécile que l’icône de Notre-Dame du Perpétuel Secours chemine de famille en famille.
La transmission a déjà commencé. La photo qui accompagne cet article en témoigne : deux paroissiennes se transmettent l’icône, sous le regard du Père Joseph, curé de notre Unité pastorale et lui-même rédemptoriste.
Un geste tout simple, mais riche de sens. La famille qui a accueilli Marie chez elle confie l’icône à une autre famille, qui à son tour l’accueillera, priera devant elle et la transmettra.

Ainsi, de maison en maison, une véritable chaîne de prière se tisse entre les familles de Sainte-Cécile. Chacune peut confier au Seigneur ses joies, ses difficultés, ses malades, ses enfants, ses projets et ses espérances.
Et lorsque l’icône quitte une maison, la prière, elle, ne s’arrête pas : elle continue chez les voisins, les amis, les frères et sœurs de la communauté.

 

C’est peut-être cela, finalement, le plus beau sens de cette tradition : Marie passe de maison en maison pour nous conduire, ensemble, vers son Fils.